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Burkina : 3 choses à savoir sur la liberté provisoire de Djibrill Bassolé

1. La décision de liberté provisoire accordée à Djibrill Bassolé a été prise par Jean-Marie Ouattara, président de la chambre de contrôle près le tribunal militaire. Il est resté injoignable mardi soir. Le juge Ouattara est un juge civil comme les deux autres membres de cette chambre chargée de contrôler la régularité des décisions du tribunal militaire.

2. Le gouvernement qui « ne souhaite pas faire de commentaires sur cette décision » (Le ministre de la Justice René Bagoro dixit) a semble t-il été pris de court. S’il ne peut pas contrer la décision du juge, il a néanmoins introduit une requête par le biais du commissaire du gouvernement (procureur militaire) pour s’assurer que Bassolé ne fuit hors du pays. L’assignation à résidence requise a été obtenue par le parquet militaire. Djibrill Bassolé toujours poursuivi pour haute trahison dans le dossier du putsch de septembre 2015 quitte donc la Maca après deux ans de prison pour son domicile.

3. Dès l’annonce de la liberté provisoire, les réactions n’ont pas tardé. À l’appel d’organisations de la société civile aphones depuis un certain temps dont Le Balai citoyen, Le Brassard noir et Le Mouvement plus rien ne sera comme avant, une poignée de jeunes se sont réunis mardi soir devant le tribunal militaire pour protester contre la décision. Ils ont rebeloté mercredi mobilisant une cinquantaine de jeunes d’abord à la place de la nation puis devant le tribunal militaire avant de se disperser dans la soirée. A Reo, ville natale du général de gendarmerie, ce sont des jeunes voulant manifester de joie qui en ont été dissuadés. Les habitants se réjouissent dans leur grande majorité néanmoins de la libération de l’ancien ministre des Affaires étrangères.

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