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Encadrement du Onze national du Bénin:Les chiffres qui accablent Tchomogo

Dimanche 12 novembre dernier, Oumar Tchomogo a peut-être dirigé son dernier match à la tête de la sélection béninoise où son contrat expire le mois prochain. En place depuis juin 2015, l’ancien international béninois a passé 28 mois ponctués par trois échecs majeurs.

Arrivé sur la pointe des pieds en juin 2015 avec l’onction de l’ancien ministre des Sports, Safiou Idrissou Affo, Oumar Tchomogo a passé plus de deux années controversées à la tête des Ecureuils du Bénin. Quatrième sélectionneur d’origine béninoise sollicité à cette charge, l’ancien joueur des Lions et d’Asaco a joué sur plusieurs tableaux avec peu de réussite.

Deux échecs majeurs

La sélection A a tristement échoué à Bamako lors de la dernière journée des qualifications pour la Can 2017 en septembre 2016 et du tour préliminaire du Mondial 2018. Un tableau des résultats bredouille. Tchomogo a dirigé 15 matchs officiels (matchs amicaux + officiels) pour 6 victoires, 5 nuls et 4 défaites. Il tient 40% de victoires avec 20 buts marqués, soit une moyenne 1,33 but par match et 19 buts encaissés, soit une moyenne 1,26 but par match. En deux ans, l’équipe béninoise n’a donc pas résolu ses soucis défensifs avec seulement deux matchs réussis sans encaisser. L’attaque n’est pas non plus flamboyante. L’équipe n’a marqué qu’une seule fois plus de deux buts dans un même match (4-1 contre le Soudan du Sud).

23% de victoires chez les A’

Le sélectionneur national a aussi pris le contrôle de la sélection locale qui a disputé une dizaine de matchs amicaux internationaux et multiplié les stages afin de préparer les qualifications pour le Chan 2018 et le tournoi de l’Ufoa. Les Ecureuils A’ ont échoué au second tour des éliminatoires du Chan face au Nigeria et terminé 4è au tournoi de l’Ufoa en terre ghanéenne. Les A’ ont disputé 17 matchs toutes compétitions confondues avec un faible pourcentage de 23% de victoires. Bilan : 4 victoires, 7 nuls et 6 défaites. Avec 16 buts marqués et 25 encaissés, les carences défensives sont toujours traduites par les chiffres. Un bilan statistique négatif.

Sans philosophie, ni identité de jeu

Si les chiffres peuvent parfois ne pas refléter la réalité du terrain, ce n’est pas le cas en ce qui concerne les Ecureuils. Sous le sélectionneur national, Oumar Tchomogo, le Bénin a souffert d’une équipe limitée dans la production du jeu. Sans véritable philosophie, ni projet de jeu, les Ecureuils ont évolué sans boussole tactique. En témoignent les chiffres cités plus haut. Personne n’a oublié la triste prestation des A’ face à un Niger réduit à neuf pendant le tournoi de l’Ufoa. Pourtant l’équipe a eu une dizaine de matchs amicaux pour se préparer sans que le staff technique n’arrive à asseoir une réelle philosophie. Le honte subie par les A à Bamako n’est toujours pas digérée et demeure une triste illustration du règne raté du coach dont les méthodes ne font pas l’unanimité auprès des joueurs. Des signes qui veulent tout dire. Comme match référence, on peut citer la réception du Mali en septembre 2015 lors de la 2è journée des qualifications pour la Can Gabon 2017 et le match aller face au Burkina Faso au tour préliminaire des qualifications pour le Mondial 2018. Pour le reste, le Bénin laisse toujours un sentiment de goût inachevé à l’image du match amical de dimanche dernier face à la Tanzanie (score nul 1-1). Un match qui peut bien être la der du sélectionneur et qui illustre bien le visage de l’équipe du Bénin lors des 28 derniers mois. Mi-figue mi-raisin. Malgré un effectif présenté comme le meilleur possible de l’histoire du Bénin, les Ecureuils n’ont pas vraiment progressé sur le terrain.

Géraud Viwami (Coll)

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