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Me Abou Séidou au sujet de la paralysie dans le secteur de la justice :« Nous devons tout faire pour éviter les grèves »

L’émission "Cartes sur table" de la radio Océan Fm a reçu, dimanche 12 novembre 2017, Me Abou Séidou, président de l’Union nationale des officiers de justice et assimilés du Bénin (Unojab). Il s’est prononcé sur la suspension de la grève dans le secteur de la Justice. La création de son parti politique dans les tous prochains jours a aussi été débattue.

Le collège des secrétaires généraux des six syndicats du secteur de la justice a décidé de suspendre sa motion de grève. Le collège accorde également un moratoire deux mois au gouvernement pour la satisfaction des revendications. Pour Me Abou Séidou, ce moratoire se justifie par le fait qu’il y a beaucoup de choses à corriger dans la maison justice. Il s’agit entre autres des problèmes de statut de personnels de justice, le manque des cours et tribunaux, la prise d’une note de service organisant la mutation du personnel des services judiciaires et administratifs, un cadre de dialogue social au ministère de la Justice et de la législation, la procédure illégale et irrégulière de reversement clandestin d’agents fictifs, la mise à disposition du personnel des équipements adéquats pour de meilleures conditions de travail. Sur la question de savoir si en deux mois toutes les revendications pourraient être prises en compte, l’ex greffier en chef au Tribunal de première instance de Cotonou a laissé entendre que ce moratoire concerne le volet administratif. « Je pense que le gouvernement devrait prendre beaucoup de mesures financières. Je pense qu’il devrait vite faire pour régler ce problème d’émolument et de statut des agents permanents de l’Etat, surtout ceux de la Justice. Je pense que le gouvernement pouvait faire un effort pour régler ces problèmes en un temps record », a-t-il déclaré.

Pérenniser les œuvres sociales

Tout en saluant l’implication personnelle du Chef de l’Etat dans ce dossier, il a fait remarquer que c’est pour la 1ère fois que le gouvernement a reçu les syndicats et ils se sont entendus sur certains points. « Nous devons tout faire pour éviter les grèves. La justice constitue l’un des maillons du développement de notre pays et ce sont les justiciables qui en souffrent le plus », a-t-il déclaré. L’invité est également un acteur qui œuvre beaucoup dans le social, surtout à l’endroit des couches défavorisées. Pour pérenniser cette initiative noble, il compte porter bientôt sur les fonts baptismaux un parti, le Parti pour la liberté et la justice (Plj). Selon Abou Séidou, il ne s’agit pas d’un parti politique de plus. Il s’agira de perpétuer les œuvres sociales dans toutes ses dimensions à l’endroit des pauvres. « Nous voulons montrer au peuple béninois que notre philosophie, notre conviction, c’est de tout le monde heureux. Nous sommes ouverts à tous les aînés. Nous sommes prêts à les accueillir. Ceux qui ont les mêmes convictions que nous. Ce sera un rassemblement des démocrates. Nous sommes un parti d’ouverture », a-t-il conclu.

Léonce Adjevi

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