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Propos agressifs contre Talon : Nicéphore Soglo étale ses émotions

Prêter attention aujourd’hui à ce que dit Nicéphore Soglo, ex-président de la République, sur la gouvernance de Talon, c’est prêter flanc aux excès d’une personnalité controversée, qui, depuis des lustres nous a déjà habitués à tout et son contraire. Sa sortie médiatique hier mardi 5 décembre 2017, participe, à une vaine cabale contre des compatriotes qui agissent, malgré tout, pour sortir le pays de l’ornière.

Nicéphore Soglo a fait son temps. On gardera de lui l’image d’un politique qui a abandonné la Mairie de Cotonou, la plus grande ville du Bénin, à son fils Léhady, qui n’en a pas fait grand-chose. Le comble, c’est qu’une personnalité de sa trempe mette les pieds dans le plat, et revienne sur ses propres choix politiques et ceux de ses compatriotes. Patrice Talon a été élu par les Béninois. Donc, s’excuser auprès du candidat Zinsou qui serait le meilleur choix pour ce pays, c’est un vœu pieu. Car, sauf respect pour son parcours et son âge, on est en droit de lui demander à l’aune de quoi il fait une telle affirmation. Cette affirmation est donc tendancieuse. Elle est simplement subjective et incohérente. Du coup, l’ancien président renie son combat contre « la Françafrique ». Par ailleurs, l’ex-président parle de cabale contre les maires et Sébastien Ajavon dans une « scabreuse affaire de cocaïne ». Que Nicéphore Soglo soutienne Ajavon, c’est son droit. Mais, c’est trop facile de tirer la conclusion d’une cabale organisée par le pouvoir. Et le cas de son fils Léhady ne lui donne pas plus d’autorité pour en parler. Il répète les mots de son grand enfant, parlant d’enlèvement et d’armada de guerre. C’est vrai qu’en politique, certains enseignent qu’il faut exagérer les choses pour faire mouche, mais cette approche n’est pas réaliste. Sinon, quel détachement lourd était allé au domicile de Léhady ? Les simples policiers partis perquisitionner la maison ? Faut-il rappeler pour sa gouverne et celle de son fils, que la perquisition au Bénin ne nécessite pas un mandat comme ils le soutiennent ? Pour en revenir à ses déclarations sur l’homme d’affaires de Djèffa, l’irresponsabilité apparaît encore plus grande, puisqu’avec son statut, il sait qu’une affaire en justice ne s’évoque pas ainsi. Il aurait dû se taire.

Aigreur et méchanceté gratuite

Le président Soglo déclare aussi que le « Pag » s’est fait sans réflexion ni coordination et que c’est la raison de son absence à son lancement. C’est vrai que Nicéphore Soglo n’a pas eu de Pag en son temps. Et son affirmation démontre une fois encore que, c’est de l’aigreur et la méchanceté gratuite. Sinon, le Pag qu’il n’a pas lu avant son lancement, comment peut-il en juger le contenu ? Et il ose dire que c’est pour cela qu’il n’était pas au lancement. D’autre part, quand ildit qu’ « il n’y a pas de paix sociale sans justice, ni de pardon sans confession », on peut se demander s’il a déjà fait ses confessions pour les factures d’eau, d’électricité et de téléphone que nos pauvres sous servaient à payer grassement ? Pourtant, sous son règne, on a coupé l’eau au domicile du président Kékékou.

Soglo jette enfin le masque

C’est à croire que pour Nicéphore Soglo, il n’y a que lui seul qui ait les capacités de gérer ce pays. Kérékou, Yayi n’y savaient rien. Aujourd’hui, c’est Talon qui n’y connaît rien. Pourtant, lui Soglo, l’énarque et l’inspecteur des finances n’a pas honte que l’administration paie indûment ses consommations d’eau, d’électricité et de téléphone, sans qu’il « proteste » et dénonce « fumisterie et tripatouillage ». On a compris depuis les années Yayi que tant que sa famille profite du pouvoir, tout va bien. Mais, dès que ça chauffe, tout est mauvais. C’est cette famille qui nous a dit dans ce pays qu’elle était opposée à Yayi et qui, dans le même temps, plaçait un de ses fils au gouvernement ! C’est dans ce même pays, qu’on a vu la femme de Léhady, pourtant « opposant » à Yayi,se faire nommer à l’Arcep. Les vraies raisons de l’attitude de Soglo sont donc ailleurs. Quand on sait qu’à la suite de son attitude du 1er août dernier, il s’était rendu au domicile du président pour plaider sa cause, on comprend que n’ayant pas eu gain de cause, il se comporte ainsi aujourd’hui.

A.T

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