Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle Natondé Aké a, procédé au lancement officiel des épreuves écrites de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) hier lundi 26 juillet 2010 au Ceg1 de Covè. C’était en présence du préfet des départements du Zou et des Collines, Armand Nouatin et du Directeur des examens et concours, le Professeur Kakpo Mahougnon. Si dans l’ensemble, il n’y a pas eu de ratés à signaler, il faut reveler entre autres quelques cas malheureux qui se sont produits par endroits. Ainsi, un candidat libre a été renvoyé au centre d’examen de Zagnanado, cinq autres à Bantè pour non détention de la carte nationale d’identité, des anomalies sur les cartes d’identité au Ceg Sagon dans la commune de Ouinhi et de nombreux absences à Bohicon et Abomey, sont les incidents enregistrés. Procédant au lancement officiel de cet examen, le ministre Natondé Aké a invité les candidats à plus de concentration. Tout comme le préfet Armand Nouatin, le ministre a mis en garde les auteurs d’éventuelles fraudes avant de les informer qu’un dispositif sécuritaire spécial est mis en branle pour faire échec à leur initiative. La délégation a en outre prodigué de sages conseils aux responsables des différents centres d’examens sillonés. Le ministre a pour finir, émis le vœu de rencontrer tous les acteurs de l’éducation pour discuter des modalités susceptibles de garantir un climat d’apaisement en attendant la prochaine rentrée des classes.
64 absents au collège Aupiais
Il sonnait 8 h 30 minutes quand les premières épreuves écrites de l’examen du Brevet d’étude du premier cycle (Bepc) ont démarré ce lundi 26 juillet 2010 au collège catholique père Aupiais à Cotonou. Sur les 1440 candidats attendus 1346 candidats ont répondu présents et composent effectivement dans ce centre d’examen. Aux dires du chef centre le père Thierry Gomez les retards et autres cas d’oubli de pièces d’identité ne sont pas enregistrés pour le compte de la journée d’hier. Dans ce centre l’effectif des filles est légèrement supérieur à celui des garçons (690 contre 686). Dans la matinée du lundi les candidats ont composé en rédaction et lecture. Quelques uns rencontrés affichent optimisme. Globalement les épreuves étaient à leur portée. Leurs amis du Collège Océan sont eux loin de penser le contraire.
Plusieurs absents au Ceg Gbégamey
42 absents dont un abandon pour des raisons de santé sur un total de 811 candidats attendus. C’est le constat fait hier lundi 26 juillet 2010 au centre de Gbégamey à Cotonou, peu après le lancement officiel des épreuves comptant pour le Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Le même constat s’est dégagé récemment lors des examens du Baccalauréat, du Cep et du Cap, avec des motifs variables qui somme toute, constituent un handicap majeur pour l’épanouissement de l’école béninoise. « Certes, on n’a pas encore rencontré de difficulté majeure, mais la situation telle qu’elle se présente mérite d’être repensée », a dit le chef-centre, Pierre Lisboa. A son avis, une table ronde sur la question ne sera pas de trop. Et loin d’être un forum pour situer les responsabilités, elle doit réunir à la fois, les autorités de la Direction des examens et concours (Dec), les enseignants, les élèves et leurs parents pour des approches de solution.
Une candidate chassée au Ceg Houéyiho
Au centre du Ceg Houéyiho, l’une des candidates reviendra l’année prochaine pour n’avoir pas déposé son dossier d’examen. Elève dans ledit centre comme l’ont reconnu le censeur et le secrétaire du Ceg, également membres de l’équipe de supervision, la candidate n’a fourni le moindre effort pour constituer et déposer son dossier. Elle comptait plutôt sur son établissement pour le faire. Hier matin, elle prit place dans l’une des salles de composition sur un banc vide en suivant l’ordre alphabétique. Mais très tôt, le-pot aux roses est découvert. Résultat, sur ordre des représentants de la Direction des examens et concours (Dec), elle est exclue de la salle, sous le regard compatissant de ses camarades de classe.
Un candidat libre arrêté à Bopa
Tout juste après le lancement de la première épreuve par l’autorité, un cas de fraude est constaté dans la salle 14 du centre de Bopa. En effet, le mis en cause répondant au nom d’Augustin Montcho composait à la place d’un autre candidat. Selon les surveillants de la salle, le vrai candidat est né en 1970, ce qui signifie qu’il a 40 ans. Cependant, aux dires des responsables dudit centre, par son apparence physique, le candidat Augustin Montcho parait très jeune par rapport à l’âge qu’il porte sur la carte d’identité civile qu’il s’est fait établir à Natitingou. Après l’avoir soumis à quelques questions, la délégation préfectorale l’a ensuite confié à la brigade de gendarmerie de Bopa en attendant de chercher à établir sa culpabilité. Au cas où il n’y aurait rien à reprocher au présumé fraudeur, il prendra part à la session de remplacement. « Dans le cas contraire on le confie à la justice », a décidé le préfet. L’autre difficulté rencontrée est le nombre très élevé d’absents enregistrés dans le rang des surveillants. Ce qui a-t-on appris, s’explique par leur permutation du Mono vers le Couffo et vice-versa. Une difficulté qui selon le Ddesftp Mono-Couffo, Tohouégnon-Goudjo trouvera bientôt des solutions pour un bon déroulement des opérations.
Atacora-Donga : 3 candidats indélicats arrêtés
Dans les départements de l’Atacora-Donga, les épreuves écrites ont été officiellement lancées par le Préfet Gervais N’dah Sékou dans le nouveau centre du Ceg Partago où 353 candidats dont 77 filles composent. Au centre du Ceg 1 Natitingou, 1111 candidats sont inscrits dont 643 filles et 468 garçons. Dans ce même centre, deux candidats ont été appréhendés par des agents de la police nationale. Le premier, Abdel-Chérifi Adjado, candidat du Centre d’études et sports de Natitingou a présenté une carte d’identité civile établie en 2001 donc expirée sans aucune disposition en cours pour le renouvellement. Le second quant à lui, est un élève exclu de la classe de 4è au Ceg de Natitingou répondant au nom de Kouagou Léandre. Il aurait été escroqué par un enseignant qui lui a soutiré une forte somme d’argent contre la promesse de le présenter à cet examen au titre des candidats libres. Au bout du rouleau, l’enseignant nommé L.A lui aurait délivré une fausse carte d’identité scolaire ne portant aucune signature. Le faux numéro de table NG 3527 a lui attribué aussi par ce même professeur ne correspond à rien. Léandre Kouagou flânait donc dans la cour du centre du Ceg1 de Natitingou lorsqu’il a été pris, menotté et conduit au commissariat de police de Natitingou. Il y est actuellement placé en garde à vue. Par contre dans le département de la Donga plus précisément au centre du Ceg Ouaké, c’est le sieur Séïdou Aziz qui a été surpris puis arrêté. Selon les explications, il composait dans la salle 13 en lieu et place du candidat Korogou Kassa Issobassi.