Si l’ambiance a été des moins mouvementées, les débats eux ont beaucoup évolué. Face au Chef de l’Etat et à la suite des exposés présentés par la présidente de la Mirena et le superviseur général de la Cps-Lepi, Bruno Amoussou et Eric Houndété ont présenté les remarques de l’Union fait la Nation. Nassirou Bako Arifari lui s’est chargé de celles du G13 alors que Eugène Azatassou a exprimé les doléances de la mouvance présidentielle.
Quant à Urbain Amègbédji de la Société civile, il a présenté le diagnostique par eux fait à travers la médiation qu’ils ont tenté dans un passé récent.
Au terme des discussions, l’idée de la mise sur pied d’un groupe de travail proposé par l’Union fait la Nation a été accepté à l’unanimité. Selon les propositions, l’Un, le G13, la mouvance présidentielle, les partenaires financiers et la Société civile seront représentés chacun par un membre. Il revient à ces cinq « surveillants » de relever au fur et à mesure les imperfections qui vont jalonner le processus dans son déroulement prochain.
Seulement, les différents camps n’ont pas pu accorder leurs violons pour ce qui est de l’arrêt du processus. Pour l’Union fait la Nation, le temps que le groupe de travail sera à la tâche, il faudra observer une pause. Ainsi, le groupe relèvera les dysfonctionnements dans les différents secteurs et fera des recommandations précises qui pourront être exploitées. Ceci permettra de prendre un nouveau départ pour une meilleure réussite.
Non ! ont répondu les autres camps soutenus par le Chef de l’Etat.
Pour Bako Arifari du G13, il n’est pas question que l’on procède ainsi. A son avis, il revient au groupe de travail de proposer ou non une suspension du processus. Mais en attendant qu’il ne démarre sa mission, il faut que le processus se poursuive.
Même son de cloche du côté du Chef de l’Etat qui a milité pour que le processus continue mais avec un suivi régulier.
N’eût été ce point de désaccord, on pourrait bien dire que le retour du consensus autour du processus de la Lepi est proche. Et à cette séance, la mouvance n’a pas gagné, l’opposition n’a pas perdu.
Par Joël C. TOKPONOU
Par le quotidien Le Progres