« Je n’ai jamais interdit la jouissance des libertés publiques mais plutôt des manifestations sources de rébellion et d’affrontements », a clarifié le préfet Armand Nouatin aux professionnels des médias ayant effectué le déplacement d’Abomey. Pour le préfet Nouatin, il vaut mieux prévenir que guérir. En fait, l’autorité de tutelle des départements du Zou et des Collines a expliqué que c’est pour éviter d’éventuels affrontements entre deux groupes politiques qui voulaient entraver la cohésion sociale à Zogbodomey que sa décision a été prise. « Il m’est revenu qu’en marge de l’activité de Me Adrien Houngbédji à Zogbodomey, un autre groupe qui ne partage pas sa vision s’apprête à organiser une manifestation au même endroit », a-t-il justifié avant d’ajouter qu’au nom de l’Etat, il est le garant de l’ordre public. Aussi, Armand Nouatin a-t-il le souci de ne pas mettre le couteau dans la plaie des populations victimes de l’affaire Icc-Services. Par ailleurs, le préfet a informé les professionnels des médias que le maire de l’une des communes dont il a la charge peut se substituer à lui lorsque les conditions qui garantissent la sécurité des personnes et des biens sont de mise lors d’une manifestation publique. Pour finir, le préfet Nouatin, a attiré l’attention des professionnels des médias sur le fait que malgré son message d’interdiction des meetings sur son territoire, une rencontre politique organisée par des militants de l’Union fait la Nation a eu lieu le samedi 24 juillet 2010 à Savè.
Casimir Atchokossi
(Br:Zou/Collines)