Accueil > Societe >

L’essence frelatée dans le viseur

L’opération de déguerpissement n’épargne pas la vente de l’essence frelatée. Après le fort message lancé par le préfet Modeste Toboula le 04 janvier 2017 aux commerçants de ce liquide prohibé, il passe aux actes. La journée du samedi 07 janvier 2017 a été noire pour les distributeurs de ce carburant de la contrebande.
"Dura led, sed lex" pour dire, "la loi est dure mais c’est la loi".

Le préfet Modeste Toboula transforme ses propos en actes. Lors de sa première sortie le 04 janvier 2016 dans le cadre du déguerpissement sur le tronçon Fidjrossè-Houéyiho, le préfet a profité de l’occasion pour envoyer un message aux acteurs de commercialisation d’essence frelatée. Il a formellement interdit aux vendeurs d’essence "kpayo" de ne plus revenir s’installer après l’opération, car en cas de récidive, ils seront présentés au procureur. Quelques jours après ce message qui tenait en même temps lieu d’avertissement solennel, le préfet, assisté d’un fort contingent des forces de l’ordre, comme à l’accoutumée, est passé à la phase répressive. Sans tergiverser, l’homme fort du Littoral a ordonné aux forces de l’ordre de détruire tous les objets utilisés pour faire écouler le liquide incriminé. La moisson était bonne. Des centaines de bouteilles cassées, des tabourets détruits, des bidons d’essence saisis et vidés de leur contenu sous le regard impuissant de leurs propriétaires. Pour le préfet, c’est un signal très fort qui vient d’être donné pour montrer aux populations que l’Etat ne blague pas. « Ce n’est pas une opération d’amusement. Je voudrais demander à tous les vendeurs d’essence frelatée de faire preuve de responsabilité. Quand on interdit la vente de l’essence frelatée au niveau de nos grandes artères, il faut respecter la mesure première car ce sera une traque matin, midi et soir, du lundi au lundi pour récupérer tout objet, tout bidon d’essence frelatée qui sera au bord de nos grandes artères. », a-t-il martelé avant d’ajouter que tous les pollueurs sous n’importe quelle forme seront sévèrement punis.

Mohamed Amoussa (Stag)

PLUS D'ARTICLES