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La douane loue les mérites du Pvi

Depuis un certain temps, nous avons constaté des propos tendancieux allant dans le sens de discréditer l’administration des douanes. Et cela nécessite, Dans un Etat qui se respecte, éclaire la lanterne de nos populations ». C’est par ces propos que le Dg/douanes a introduit cette rencontre avec la presse.

Pour lui, c’est une mise au point importante qui permettra de mettre fin aux intoxications. En tout cas, à l’écouter, toutes les dispositions idoines ont été prises avant la reprise du Pvi. Le Dg Charles Sacca a indiqué que tous les acteurs portuaires, les agents des douanes et tous les autres acteurs intervenant dans la chaîne portuaire ont été rencontrés avant de relancer le Pvi. Nul n’a été écarté et personne aujourd’hui, ne conteste les activités de Bénin-Contrôl. Avec la douane, de toutes les façons, aucun problème ne se pose, selon le Dg. Avant la relance du Programme de vérification des mportations (Pvi), un travail a été fait avec la douane pour corriger les imperfections qui avaient amené les douaniers à réagir en 2012. Avant, il était dit que la douane va appuyer le Pvi. Aujourd’hui, c’est corrigé. La douane est dans son rôle et c’est le Pvi qui lui vient en appui, selon les assurances données hier au cours de cette rencontre avec la presse.

Aboudou Raouf Malehossou, Directeur du bureau particulier va prendre la parole à la suite du Dg pour expliquer les bienfaits du Pvi (nouvelle formule). Si par le passé, la douane s’y était opposée, c’est parce que ses préoccupations n’étaient pas prises en compte. Mais aujourd’hui, tout est fait, selon Malehossou qui va citer les catégories de personnes qui sont contre le retour du Pvi. « La première catégorie, de personnes, c’est ceux-là qui ont l’habitude de fabriquer leurs factures d’importation, à Zongo. Désormais, nous aurons les vraies valeurs des marchandises. La deuxième catégorie, c’est ceux qui se livrent régulièrement à des déversements frauduleux. Cette fois-ci nous disposons, avec l’appui du Pvi d’une autre technologie qui nous permettra de mieux surveiller les marchandises en transit ; la 3ème catégorie, c’est ceux qui n’ont jamais voulu qu’on implante un scanner au port de Cotonou. Non seulement nous disposerons d’un scanner au port de Cotonou, mais nous en disposerons également au niveau de nos frontières terrestres. La 4ème et dernière catégorie, c’est ceux qui importent les produits de grande consommation…leur problème est désormais réglé ». Si l’acte 1 du Pvi avait échoué (2011), c’est l’inspection avant embarquement. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il n’y a plus d’inspection à l’embarquement, ni à destination. Des réformes ont été faites aussi au niveau de la délivrance des Avd et Bénin control ne fera que le contrôle documentaire. Les Inspecteurs des douanes qui interviennent dans le dispositif disposent désormais d’un nom d’utilisateur et d’un mot de passe pour entrer dans la base de données de Bénin-Control pour voir comment ça se passe. Les produits de grande consommation n’avaient pas été pris en compte et c’est cela qui avait entrainé l’inflation dans les marchés. Aujourd’hui, ces produits seront toujours dédouanés sur la base de la valeur ajustée et non au prix réel d’achat, selon les assurances du Directeur du bureau particulier. Un port sans scanner est considéré comme un « port passoir », a dit Malehossou pour saluer le retour des scanners avant de rassurer que les recommandations de la douane ont été prises en compte dans la mise en œuvre du Pvi, cette fois-ci. Il y a désormais aussi la dématérialisation des intentions d’importation qui se feront en ligne. Tous les transitaires ont été formés à cet effet et des salles informatiques existent pour les aider en cas de défaut de connexion. L’arrivée de Bénin-Control ne fera pas disparaitre la Société d’exploitation du guichet unique. Elles ont des missions différentes, d’après ses propos.

F. F.

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