Accueil > Art et culture >

Le Bénin, à l’ère du slam

Poésie déclamée sur fond musical, le slam est un art oral d’expression populaire pratiqué pour surprendre ou créer une émotion dans l’auditoire comme bien d’autres types d’art. L’écriture des textes habillés de rimes est la forme la plus connue du slam. Un peu plus développé en Europe, le slam sert de canal aux artistes pour véhiculer des messages.

Au début, les thèmes souvent abordés ont rapport à l’amour, à la vie. Mais de nos jours, le slam apparaît comme un terreau favorable aux dénonciations et à la sensibilisation. Au Bénin, les artistes slameurs ne sont pas nombreux, mais ils arrivent qu’en même à passer leurs messages. Pour Kmal Radji (photo), le slam est un véhicule et il l’utilise mieux pour sensibiliser la jeunesse, mais également pour dénoncer des comportements malencontreux. L’un des pionniers du slam au Bénin est le journaliste Sergent Markus. Passionné du slam, Sergent Markus a favorisé l’émergence d’une nouvelle génération et aujourd’hui le Bénin peut s’en réjouir vu le nombre croissant de slameurs. Certains parmi eux ont réussi à se faire un nom. C’est le cas de gopal das, un jeune slameur qui s’est imposé à travers sa la langue natale le goun. L’artiste confie que l’homme nait avec la parole et la parole est au centre de tout ce qu’il fait et pour trouver la mort, c’est toujours par la parole. A côté des hommes, des voix féminines ont également vu le jour. C’est le cas de Harmonie Byll Cataria, une jeune artiste bien connue du public béninois. Pour elle, cette passion est née sur le banc. Tout a commencé un lundi matin pendant qu’elle suivait le cours de français. L’heure a donc sonné, disait-elle et ceci marque le début de son aventure dans ce milieu toujours dominé par les hommes.

Boris Koumagnon

PLUS D'ARTICLES