M. Nd. 3 ans, est élève dans une préscolaire de leur localité à la cité Promocop de Petit Mbao. Chaque jour, elle quitte leur domicile pour s’y rendre. Pendant les heures de récréation, elle prend son petit-déjeuner à la gargote du coin. Mais, en fréquentant le lieu de restauration, l’écolière ne s’imaginait pas qu’un certain Mamadou Diop, vigile, l’avait très souvent à l’œil. Ce dernier prenait aussi son petit-déj’ dans le même restaurant. En fin stratège, le quidam profitait de la présence de la fillette pour la connaître d’abord avant de sympathiser avec la gamine. Comme tout enfant de son âge, cette dernière pouvait s’attendre à tout de sa « nouvelle connaissance » sauf subir des abus sexuels. Car, selon cette dernière, Diop l’aurait entraîné dans sa chambre avant de la violer. Ce que, du reste, la tante de la petite a découvert lorsqu’elle s’apprêtait à laver celle-ci.
Auparavant, Aida, la tante l’avait constaté des traces de sang dans la culotte de sa nièce. Sur ce, elle interpelle la gamine. Mais, du fait que cette dernière refuse de parler, elle lui inflige quelques fessées et continue de la laver. Ce, sans imaginer que sa nièce venait de subir les foudres d’un maniaque sexuel. Mais, le lendemain, voyant que sa nièce saigne encore Aida, intriguée, interpelle de nouveau la petite qui s’emmure toujours dans un silence olympien. Folle de rage, elle la frappe pour tenter de lui tirer les vers du nez. Mais, en vain. Sur ce, elle s’en ouvre à une membre de la famille, qui emmène la gamine dans une chambre pour la mettre en confiance. Mais en vain. Ainsi, elles décident de la conduire au district sanitaire de Sicap Mbao. Après consultation, elles découvrent que leur nièce a été victime d’abus sexuels. Interpellée par le médecin, la gamine désigne Mamadou Diop comme étant son bourreau. Tel un coup de dague en plein cœur, les parents de la fillette étaient meurtris de l’annonce de la nouvelle. Le certificat médical en poche, elles partent déposer une plainte à la gendarmerie de la zone franche industrielle de Mbao.
Sous la houlette de Major Aw, commandant de la brigade, des pandores investissent, aussitôt le quartier avant d’interpeller Diop, l’accusé. « Lorsque ma petite fille a aperçu le nommé Diop dans la gargote en train de prendre son petit-déj’, alors que nous rentrions à la maison à bord d’un véhicule, elle a aussitôt crié son nom pour dire grand-mère c’est bien lui Diop qui m’a fait ça », déclare la grand-mère, entre deux sanglots. Mais, malgré les graves accusations et les lourds soupçons sur l’accusé, les pandores ont procédé à une reconstitution des faits. Ce qui, du reste, recoupe la version de l’écolière avant de mettre en doute la bonne foi du présumé violeur. « Lorsqu’elle a vu encore ce Diop assis avec d’autres individus à la gendarmerie, elle l’a immédiatement reconnu avant de le pointer du doigt de nouveau devant tout le monde », soutient la grand-mère. M. Nd, la victime, confirme la déposition de sa grand-mère et enfonce le gardien Diop. « C’est bien lui Diop gardien qui m’a amené dans sa chambre dans la maison où il assure la surveillance avant de me faire ça.. Il m’a ensuite demandé de garder le silence sur ce qu’il vient de me faire subir », renseigne l’élève qui fait une description détaillée de la chambre du concerné. » Il y avait un poste téléviseur et un matelas posé à même le sol », indique l’écolière.
De son côté, P. D. Diop, un proche parent, enfourche la même trompette et déclare ceci : « quand nous l’avons interpellé (Diop) dans le quartier, il nous a supplié de ne pas le jeter en pâture devant les populations, nous proposant ainsi d’aller parler de l’affaire en toute discrétion dans sa chambre. Après avoir reconnu les faits, il m’a dit cependant qu’il ne voudrait pas qu’on le traite de violeur. Car, il souhaiterait préserver sa dignité et surtout sa réputation dans le quartier », indique le parent de la victime.
Interpellé, Mamadou Diop, gardien, verse dans des dénégations à tout va et dit n’avoir aucune affinité avec la victime, encore moins la connaître. Diop reconnait cependant que cette dernière le saluait très souvent quand ils se rencontraient à la gargote pour prendre le petit déjeuner. Quid de la description détaillée de sa chambre par la fillette ? Le mis en cause soupçonne les parents de cette dernière de l’avoir briffée avant de venir à la gendarmerie.
Malgré ses dénégations, Mamadou Diop, 39 ans, gardien de maison, a été déféré vendredi dernier au parquet par les pandores de la zone franche industrielle pour viol sur mineure de trois ans.
Vieux Père NDIAYE
Source Walf Grand Place
Mardi 9 Mars 2010