Les services de délivrance des visas Schengen mettent la pression sur la Fédération béninoise de football. Selon nos sources, ils exigent que soit retouvé le jeune joueur béninois qui a fugué début avril à l’issue du dernier tournoi des cadets de Montaigu (du 30 mars au 7 avril 2010 en France). La menace est bien sérieuse. Cela entraine que toutes les demandes de visas des membres de la Fbf pour un pays de la zone Schengen (Ndlr : cet espace regroupe 22 Etats membres de l’Union européenne et trois Etats associés : l’Islande, la Norvège et la Suisse) seront rejetées. Ainsi, la Fbf se retrouve dos au mur et est contrainte de demander aux parents du jeune fugueur de collaborer a fin que ce dernier soit retrouvé. Lors de la conférence de presse animée vendredi dernier à Cotonou, le président Anjorin Moucharafou, qui a confirmé la décision prise par les services de délivrance de visas Schengen à l’encontre de l’équipe fédérale, a même lancé un appel aux proches du joueur. Selon nos informations, son père, qui réside à Bassila à environ 400 km de Cotonou, aurait été écouté par un juge du Tribunal de Natitingou. Mais sa promesse de contacter le joueur pour le faire changer d’avis est sans suite. Même les enquêtes diligentées n’ont pas encore conduit sur les traces du fugueur. Ce n’est rien de bon pour la Fbf, qui vient d’être secouée par la décision des Ambassades des pays européens. Elle doit désormais parer au plus pressé. Le jeune attaquant Bari Affo Gnambo avait quitté le groupe d’Edmé Codjo dans le hall de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Le pensionnaire du Centre international de formation Ajavon Sébastien (Cifas) a prétexté d’une envie pressante pour tromper la vigilance des chefs de la délégation. Toutes les recherches initiées par la police française pour le retrouver dans l’aéroport ont été vaines. Néanmoins, il pourra être facilement fiché puisqu’il a un visa court séjour.
Epiphane Axel Bognanho