La scène se passait dans la nuit d’hier 26 octobre 2009. Des malfrats armés ont encore frappé fort. Leur cible, un brillant médecin, le docteur Fagla. Ils ont réussi à le déposséder de son véhicule haut de gamme 4x4 à quelques mètres de sa maison à la zone des Ambassades à Cotonou. Aussitôt après l’opération, les assaillants ont pris la poudre d’escampette. Selon la victime, ses bourreaux sont repartis du côté de la capitale, Porto- Novo. Informé par le médecin, un soldat en faction dans les encablures, ne s’est pas fait prier avant de se mettre à les pourchasser au moyen de sa moto. Il comptait les rattraper au niveau du poste-péage d’Ekpè, mais c’est sans compter avec la vigilance des malfrats qui ont compris qu’un soldat en tenue les filait. C’est ainsi que l’un d’entre eux se sert de son arme pour tirer à bout portant sur le vaillant homme. Criblé de balles, le militaire décède sur le champ et les braqueurs ont continué leur route sans rencontrer aucun obstacle. Selon nos informations, au moment où nous mettions sous presse, les malfrats auraient trouvé refuge dans une localité de la commune de Sèmè Kpodji, appelée Tchankpamè, arrondissement d’Agblangandan. Quelques minutes après le drame les forces de sécurité publique ont mis en place un dispositif qui a perturbé le trafic routier à l’entrée de Porto-Novo. Tous les usagers en partance pour la capitale, sont descendus des véhicules et fouillés de fond en comble. Comme si cela ne suffisait pas, les responsables de la sécurité ont envoyé un contingent de gendarmes, cagoulés et bien armés encercler une zone où les individus se seraient retranchés après leur forfait. Par ailleurs, le docteur Fagla s’est rendu au commissariat central de Cotonou pour sa déposition.
FN